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让·米歇尔(Jean Michel)有鸡巴
Tu la retournes quand, ta tête @zoesagan ??? au lieu de parler de pognon.
COUP DE GUEULE ! Pour rukissmyhas, la coccinelle tout le monde s’y ait mis.. évidemment c’était fun, hein 🤨 mais le soutien envers les agriculteurs la manip pour retourner la photo de son profil ça demande un effort… ALLEZ TOUS VOUS FAIRE….
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Les Chinois n'en n'ont rien a carrer des Français.
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nitter.vloup.ch/angeloinchina/st… Voyez le résultat de votre travail de grande communiquante, Zoé. Vous devriez travailler à Havas avec Rose-Marie, la femme de Darmanin.
State of France > how low can France go ? President Macron is an ex Rothschild banker that Jacques Attali (WEF & globalist elites) had introduced to Rothschild bank, he has married his teacher who is older than his own mother, he was dating her while he was a minor. Macron is a fellow at French-American foundation, an organisation working on promoting US interests...not France's interests. He has been vetted by the Bilderberg group in 2014 before being elected and promoted by all France's media which are owned by 9 families. He is working for globalist elites, not for France. He has put in place Gabriel Attal a gay Prime Minister who is only 34 year old who has chosen his husband/wife at the position of Foreign affair minister. The qualifications of this foreign affairs minister > none....he claims he has travelled a lot though I doubt Ibiza or Marbella counts as international affairs experience. De Gaulle must be turning in his grave. RIP douce France
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Zoé encore en plein délire
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En infiltration à La Lanterne 3/5 #LadyBug @zoesagan 3eme episode de mes aventures à La Lanterne en 2021. Episode de transition avant le grand final de la soirée babylonienne. C'est long. Mais tout est important. Je sais pas faire plus court, désolée. Le type m’a reposée chez moi, 10 minutes, pour que je m’habille et que je me maquille correctement. J’étais un peu vexée. Il ne m’avait pas vraiment choisie pour mes talents de mathématicienne comme il l'avait laissé entendre chez sa copine toxique. Il avait juste besoin d’une asiatique plus ou moins mignonne qui sait parler et lire. C’était donc un pur coup de bol. Mais je voulais y aller à cette Lanterne, tant pis, une bonne opportunité ne se loupe jamais. Statistiquement ce qui m’arrivait était hautement improbable, refuser ce moment, c’était s’exposer à des regrets éternels. J’avais de sérieuses cernes et mes lèvres étaient sèches. J’ai vite enfilé une robe noire Liu Jo, simple, chic, passe-partout, et une petite veste. De retour dans sa Range Rover, le mec m’a briefée - Farid on va l’appeler comme ça - il était proche du service de protection de La Lanterne et ils avaient absolument besoin d’une remplaçante, normalement ça ne se fait pas mais "à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle". J’avais l’air « mignonne et cultivée », ça devrait suffire. Il a photographié ma carte d’identité tout en slalomant dans les embouteillages du périphérique, pour l’envoyer au « security check-up ». Il m’a dit qu’un type allait m’interroger à l’arrivée. « «Simple formalité ». "J'ai la confiance de la sécurité" qu'il me dit. J’imagine que sa position de dealer était également appréciée par La Lanterne, mais je n’ai pas osé lui demander de me filer un remontant. A mieux y regarder, il ressemblait presque à une espèce d’Alexandre Benalla, du genre arabe à lunettes qui s’exprime posément mais avec une carrure de videur de boîte de nuit, d’ailleurs on voyait clairement que les verres étaient très fins, c’était des lunettes pour faire genre, il en avait certainement pas vraiment besoin. Le gars ne brillait par son intelligence, il était au niveau de tous les QI à 2 chiffres qui avaient fait ma journée ces 24 dernières heures, mais il avait de l’assurance, difficile à expliquer, mais mon instinct me trompe rarement, je croyais tout ce qu’il disait, c’était posé et cohérent. Il m’a dit que je serai payée. J’ai dit que je n’avais pas besoin d’argent et que je n’étais pas une pute. Que je gagnais bien ma vie. « Plus que Macron d’ailleurs ». Son salaire est d’environ 190k euros par an. Je gagne facilement le double. Bon, après, le net à Macron est réellement un super net. Il est nourri, logé, blanchi, il a une crew de gens à son service, il est probable qu’il ne dépense pas un seul de ses euros. Moi si je veux vivre comme à La Lanterne, je dois déjà commencer par me faire construire ma Lanterne, faire creuser ma piscine et bâtir mon court de tennis et engager du personnel et le payer chaque mois. Impayable. Je pense que Macron se fout de l’argent, comme tous les gens de pouvoir. Le pouvoir amène l’argent d’une manière ou d’un autre, il suffit d’être patient. Quand on est accroc au pouvoir, l’argent passe en second. Si Trump avait voulu vraiment rester riche, il ne se serait jamais lancé dans la politique. Farid m’a regardée, le regard dealer vitreux typique et m’a dit : « On va te payer quand même. Par sécurité. Ce sera sur ton compte demain.» Les révélations des affaires Benalla ont soulevé de sérieuses préoccupations concernant la sécurité du président français Emmanuel Macron, notamment autour de la cellule chargée de la sécurité de La Lanterne, où les procédures habituelles du service de sécurité de l'Élysée semblent ne pas être respectées. Ces préoccupations sont exacerbées par l'apparente concurrence entre les services de sécurité et les allégations de collusions avec le milieu criminel. Quand Macron, suite à la crise des gilets jaunes, a vu sa liberté se réduire comme peau de chagrin à l’Elysée, il a décidé de passer la plus grande partie de son temps à La Lanterne. Ce qui n’était pas pour déplaire à Brigitte qui avait vu la situation se dégrader avec les « Nestors » de l’Elysée qui n’appréciaient guère les changements qu’elle avait opéré sur la déco (art contemporain phallique, tapis déstructuré ultra coloré, meubles laqué blanc qui juraient avec le classicisme des lieux…), cela a fini par devenir une évidence pour tous qu’ils ne devaient plus trop rester là. A La Lanterne, le couple avait beaucoup plus de liberté, et Macron s’est arrangé pour que le service de sécurité local soit nettement plus coulant. Alexandre Benalla et son groupe agissaient comme intermédiaires entre Macron et la garde présidentielle officielle. Les requêtes inhabituelles et excentriques étaient transmises par Benalla, qui employait des canaux alternatifs pour les faire progresser, évitant ainsi les démarches officielles et souvent fastidieuses de la garde présidentielle de l'Élysée. Je ne pense pas que ce Farid était le nouveau Benalla, c’était un point de relai, mais il devait certainement être à maximum d’une poignée de main du nouveau chargé de mission. Une fois arrivée sur place, on m’a invité gentiment à rejoindre une petite pièce de l’aile gauche, à l’opposé de la fête, un gars façon agent Smith m’attendait. Il m’a redemandé ma carte d’identité, il s’est installé derrière un laptop et m’a posé des questions ridicules. Je n’étais pas surprise. La France reste la France, un petit pays, on s’imagine beaucoup de choses sur nos services secrets, ils ne savent en fait pas grand-chose, ils utilisent google comme tout le monde. Il a pris mes empreintes. Il m’a posé des questions sur ma famille, sur mes dernières destinations (Singapour, Tokyo, Dubaï, New York, Chicago…). On m’a demandé ce que j’avais été faire à Dubaï et New York. Courir un marathon. Le mec m’a demandé combien de km j’ai couru. J’ai dit « bin.. un marathon ». « c’est-à-dire ? ». « 42 km et 200 metres ». Il se grattait le menton. Il m’a demandé si j’étais journaliste. Non. Il me posait des questions sur mon métier. Comment j’avais croisé le Farid ? Je l’ai fait courte. Il a demandé mes comptes sur les réseaux sociaux. « Vous ne les avez pas dans votre dossier ? ». Il me dit : on sait que vous parlez régulièrement sur Telegram avec le Zoé Sagan. « Le Zoé Sagan ? ». A l’époque ils n’étaient pas encore au courant que Zoé Sagan était un collectif. J’ai demandé si ça posait un soucis en fait. Il m’a dit que ça en poserait si je parlais de cette soirée. Il me dit que je suis pas vaccinée. Je confirme. Il me demande pourquoi. Je lui dis que j’en ai pas besoin, toujours eu une très bonne résistance à la grippe. Il a ri. Après il m’a dit que le hasard faisait parfois bien les choses, il y avait une volonté de leur côté d’organiser une rencontre dans les prochains mois. Il a réussi à me bluffer sur la fin en me sortant le solde de mes comptes en banque, y compris ceux à l’étranger. S’il m’avait sorti mes soldes de mes portefeuilles cryptos, j’aurais certainement applaudi. « Ha, la fameuse vue 360 fiscale, ça marche bien ça on dirait ! ». Il m’a fait signer un « non-Disclosure agreement ». J'ai dû donner mon téléphone. Fouille de sac à main. Petite fouille corporelle et j'étais libre. J’ai pu rejoindre la file des invités. Farid m’a abandonné à ce moment là et m’a souhaité une bonne soirée. Il m’a filé un petit pacs, un petit crystal de MDMA. Il y avait 2 couples devant moi. Un petit vieux monsieur avec une grande jeune ladyboy à talons, et un gros type en costard accompagné d’un jeune type en costard et qui se tenaient la main. J’étais pas étonnée de ce que je voyais, Macron est homosexuel, aucune surprise, ca ne faisait confirmer que ce que n’importe qui de sensé et d’un peu intuitif peut deviner en quelques secondes. Il manque plus que la coke sur les tables pour valider tout ce que je pensais savoir à l’époque sur Macron : Homosexuel cocaïnomane. Il ne m’en fallait pas plus, dès le hall d’entrée, je croise quelques hyènes surexcitées riant bruyamment en se touchant le nez. Toutes les cases étaient cochées. On me débarrasse de ma veste, je me retrouve vite avec une coupe de champagne et une femme qui me conduit au salon. Elle m’explique que ce soir il va y avoir une pièce de théâtre et qu’il y aura un rôle pour moi, et que c’est sympathique que j’ai pu dégager du temps. Elle s’approche et me dit plus bas : « attention à partir de 2h, la soirée passera en mode babylonienne, si ça ne vous intéresse pas, je vous conseille de partir avant. » « Soirée en mode babylonienne ? » Elle chuchote encore plus bas : « oui chem tout ça… » « Ha oui je vois… On verra… là je ne suis pas encore assez pompette pour penser à ça » Elle rit et s’éclipse vers d’autres invités, presque en bondissant. Je vois quelques personnes avec des masques façon carnaval de Venise, mais ils sont minoritaires, la plupart sont à visages découverts. Ils sont aussi effrayants que chez Kubrick. La musique est une espèce de house cabaret burlesque vide, vaguement jazzy, entre l’afterwork et la soirée dans un vieux bar pour touristes. Il y a un travelo assis derrière le piano mais il ne fait rien avec l’instrument. Je regarde autour de moi, on est environ une trentaine de personnes à l'intérieur. Dehors il y a environ 20 personnes qui fument côté jardin. Je ne reconnais aucune célébrité, je suis nulle en politique française et en célébrité, je reste tellement peu en France que je ne suis plus au courant de rien. Je reconnais les 2 frères Bogdanov, impossible de les rater. Je reconnais Brigitte Macron qui parle dans le fauteuil avec 3 types. Un type ressemble à un acteur que je pense reconnaître. Je vois aussi le fameux Cédric Villani, je me demande quand même ce qu’il fout là, vu qu’il a quitté le mouvement En Marche il y a un an avant les élections municipales. Il avait refusé de céder sa place à Benjamin Griveaux. Il a l’air un peu à l’écart ceci dit et ne parle pas. Une vieille femme lui dit des trucs dans l’oreille, mais ça a l’air de l’emmerder. Je reconnais également Bruno Lemaire, il écoute une femme parler en faisant des « oui » de la tête rapidement la main tendue vers un plateau de petits fours. Un petit type costard foulard vient m’accoster, j’ai l’impression d’avoir un demi-front de plus que lui. Il me dit qu’il ne m’a jamais vue ici ; En effet c’est ma première fois ; Vous venez pour jouer la maîtresse de Villani ? ; Euh… je n’ai pas encore tous les détails… ; Rassurez-vous, Brigitte va tout expliquer, ça va être amusant… ; et vous êtes qui ? Il se présente comme Cédric, un cadre du groupe Edmond De Rothschild, il travaille sur la partie analyse de risque. « mon rôle se concentre sur l'identification, l'analyse et la mitigation des risques financiers associés à nos portefeuilles clients. J'utilise des modèles mathématiques complexes pour minimiser ces risques, tout en garantissant la conformité aux réglementations financières » Il me regarde, en espérant que je dise « ouah ». Mais je lui demande quel modèle il utilise ? Est-ce qu’on utilise encore la méthode ARIMA chez Rothschild ou la méthode de Monte-Carlo ? Son regard change. « Ha ! Vous travaillez dans le domaine ? » « non pas exactement, mais je connais. Je sais comment évaluer les risques tels que ceux de marché, de crédit, opérationnels et de liquidité. Après, ces méthodes sont dépassées, je pense qu’un bon réseau de neurones récurrent et non supervisé à convolution permet de plier toutes ces problématiques de forecasting, au-delà même des techniques de pruning de combinaisons de modèles en série… » « Vous êtes une Data Scientist c'est ça ? » « Non. Je suis au courant c’est tout. » Pas envie de dire à ce type pour quels clients je travaille. Pas envie de lui dire que les types comme lui, je les recrute pour me servir le café. Pas envie de lui dire que j’ai pas envie de travailler pour la banque Rothschild. Je déteste les petites entreprises avec peu d’employés. Je préfère les grosses structures. Où on peut disparaitre sans que personne s’en rende compte. Il change soudainement de sujet et me dit qu’il aime beaucoup les filles asiatiques. Il me questionne sur mes origines. Je lui dis que je suis française. Il essaye de me ramener à mon vagin. Je lui demande s’il est gay. Il s’offusque. « Comment ça ? » « Il n’y a que des gays ici non ? Regardez ce monsieur avec une perruque derrière le piano. On dirait un travelo sorti d’un sketch des Inconnus. » Je reprends une coupe de champagne qui passe par là. Il m’imite. Il change encore de sujet. « Vous aimez Macron ? » « Je sais pas, j’ai pas l’impression qu’il bosse beaucoup en fait… pas l’impression qu’il aime son poste de président de France, il vise l’Europe non ? » « Il serait logique qu’Emmanuel prenne un haut poste européen avec de la visibilité. Ses deux mandats français seront là pour rassurer les sponsors. On sait que c’est quelqu’un qui ne va jamais dévier de la route… » « Ses deux mandats ? C’est déjà plié ? » Il me regarde les yeux levés au ciel. « Ca a toujours été plié dès le départ. » La musique va un peu plus fort. Il s’allume une cigarette, prend une bouffée et poursuit en élevant ma voix sur mon oreille : « Sarkozy correspondait bien mais était quand même difficilement gérable, il y avait encore du chiraquisme dans ses gènes, qu’il le veuille ou non, et puis humainement, il était instable. Quant à Hollande, il appartenait trop à l’ancien monde, même s’il a fait exactement ce qu’on attendait de lui : c’est-à-dire rien de trop gauchisant. » Il rit tout seul et poursuit « Vous savez, Hollande et Gayet quand ils ont pris la Lanterne, ils avaient personne à inviter, tout le monde s’en foutait de les voir, alors Gayet a fait venir Joey Starr et il a consommé de la drogue ici vous savez… et pas un peu !! » J’esquisse un sourire. J’ai du mal à imaginer Hollande avoir une vie sociale en fait. Le mec continue à monologuer. « Macron avance vraiment bien, on a apprécié et je pense que l’on va poursuivre dans la même direction après ses mandats. » « J’ai quand même du mal croire que RN va perpétuellement se casser les dents au second tour… » « Ho mais ils auront bien le pouvoir un beau matin, il n’y a pas vraiment de soucis… En fait, le pouvoir peut aller à peu près à n’importe qui, tant qu’ils ne lancent pas dans un referendum Frexit, il n’y a globalement aucun souci à se faire. Je vais vous dire ce que je dis généralement aux gens comme vous : nous ne sommes pas si invasifs... » Il se reprend une coupe de champagne sur un plateau, je n’avais pas vu qu’il avait déjà sifflé la précédente. « On ne demande pas grand-chose. On demande juste aux dirigeants de ne pas dévier des grandes lignes et des grands principes. Le reste franchement… le budget des hôpitaux ou de la justice, la couleur des feux rouges, le nombre d’immigrés sortant ou rentrant, le nombre de porte-avions, l’indexation des retraites ou du revenu d’intégration, ce ne sont pas des paramètres capitaux pour nous. Les gilets jaunes peuvent même venir demain s’installer à La Lanterne, avec Bigard en premier ministre, tant que le leader suit la feuille de route, on s’en accommodera. Regardez, pour le moment c’est le milieu gay parisien qui a la main, demain ce sera autre chose, à chacun son heure, tant que Asselineau fait 500k ou même 1 million de vue sur YouTube, et ne passe pas trop de temps dans le mainstream, nous avons à peu près rien à craindre. » Je le coupe et lui demande « Vous venez faire quoi ici, il y a quelque en chose à en tirer de networker ici ? » « Non, je surveille de loin, mais Emmanuel est un bon mec, il n’a aucune animosité, aucune revanche à prendre, je ne l’ai jamais vu dévier. Le vrai Manu c'est pas le Manu de la télé. Et il sait s’entourer de gens aux ordres, c’est cela sa vraie et unique qualité… » « Il est sorti du chapeau en effet… Il est ici au fait ?» « Oui il va apparaître à un moment. Franchement la France n’a pas eu mieux depuis longtemps. Il est immaculé de tout l’historique de la politique française. Il est parfait, je n’ai rien à redire, je dois juste préparer la suite de Macron en repérant les talents. En fait, si je veux être totalement honnête, je viens ici juste voir mon ancien prof de théâtre. Il est drôle. » « Qu’est-ce qu’il vient faire ici ? » « Ha mais il vit ici ! » « Il ? Vous parlez de Brigitte ? » Il me regarde du coin de l’œil et lève un sourcil et esquisse un petit sourire. Histoire d’en finir une bonne fois pour toute. Je fais ici une petite parenthèse. A cette époque là on ne savait pas encore. En tout cas, moi, je n’étais pas encore au courant. Beaucoup de gens dans la rue, encore aujourd’hui en 2023, entre deux meetings au boulot, ou à la pause café, ou parfois à la pompe à essence me demandent « Alors Vanessa tu en penses quoi de l’affaire Trogneux ? On a aucune preuve non, c’est du délire non ? ». Je balaie systématiquement cela d’un revers : L’affaire est close les amis. Il n’y a pas d’hoax ou de théorie du complot farfelue : Brigitte a avoué. Elle a avoué en février 2022, en portant plainte pour transphobie. Pour transphobie. Point, pour moi c’est plié. Il n’y a plus débat. Elle a avoué. Elle était certaine que c’était terminé pour elle, elle a pris son téléphone, elle a appelé son avocat, « je porte plainte pour transphobie ». Son avocat a essayé de la calmer « attends Brigitte du calme, on doit brainstormer, préparer un plan il faut réfléchir… ». « Ta gueule ! Je porte plainte pour transphobie j’ai dit ». Pour Jean-Mi c’était plié, il était piégé comme un rat, tout le monde savait. Et puis la magie a opéré. Nos médias sont tellement aux ordres qu’en fait c’est passé crème, on a répété en boucle que c’était une théorie farfelue. Ca a suffi à noyer le poisson. Et finalement Brigitte a reformulé sa plainte en plainte pour diffamation, voyant qu’elle était miraculée. Le bouclier médiatique avait fonctionné mieux qu’espéré. Au-delà des espoirs les plus fous. Personne s'y attendait. Macron il longeait les murs à ce moment là, il pensait que ça allait péter. Je parle des médias aux ordres, mais en fait, tout le monde est au ordre. C’est devenu le sujet qu’on chuchote. Quand on parle de Brigitte Macron, éblouie par un faisceau de soupçons infinis, on le fait en discrétion. Alors que c’est l’évidence même. Et à vrai dire que Macron se soit marié avec un travesti n’est pas le soucis, le vrai soucis est que le narratif médiatique de l’histoire de son couple ne tient plus en place du tout. On aurait pu sacrifier Brigitte Macron sur l’autel de la vérité, mais le faire aurait remis tant de choses en perspective. Il a été décidé de nier. Et ils ont brillamment réussi. Voilà. Fin. Elle a avoué et plein de gens refusent encore de le croire. A l’époque, fin de l’été 2021, je n’étais au courant de rien, donc forcément toutes ces allusions en continu me paraissaient de l’ordre de la blague. Quand le papier « Jean Michel Trogneux » est sorti, tout ça m’a claqué au visage, le recoupement immédiat avec tout ce que j’avais entendu à La Lanterne m’a fait saisir de l’énormité de la situation. Le burlesque. « Bravo Bernadette » crient soudainement les gens en applaudissant. Je ne comprends rien. « Quand elle est en mode pièce jaune, il faut l’appeler Bernadette, il adore ça » me souffle mon voisin Rothschild. Très difficile de prendre le sujet en vol. Ceci dit, sur le coup je me disais que si Brigitte était un travelo, c’était clairement le plus réussi. 20k par mois de frais de perruque et de maquillage. La plupart des amies de Brigitte étaient vulgaires, stéréotypées, des perruques et des maquillages ridicules, bien trop larges des épaules, en particulier le pianiste drag queen qui était énervant de bout en bout, et riait fort à chacune des répliques de Brigitte comme un possédé en plaquant de gros accords dissonants, à la limite sataniste. « Bon je vais aller rejoindre mes collègues, passez une bonne soirée jeune fille, et tâchez de ne pas vous perdre, les gens deviennent vite hors de contrôle par ici… » me sort le Rothschild boy qui ne m'a jamais demandé mon prénom. Brigitte tournait à présent dans l’assemblée et distribuait les feuillets. Des gens lui disent « merci Zaza ». D’autres l’appellent « Bernadette » en riant. Elle explique : « Vous avez tous un rôle très précis à jouer, je vous demanderai de bien vouloir prendre 30 minutes pour mémoriser votre texte. » Arrivée devant moi, elle me tend mon texte en s’excusant presque. « Je sais que c’est un peu soudain ce remplacement de dernière minute, mais je suis certaine que vous vous en sortirez bien. On m’a dit du bien de vous. J’ai évidemment pris la peine de simplifier un peu vos répliques…» « Merci madame… » Elle se retourne et revient vers moi, me parle dans l’oreille avec son espèce de zozotement que l'alcool ne masque plus. « J’ai beaucoup aimé votre livre ». La situation est lunaire. Après, Zoé m’avait prévenue, Brigitte s’intéresse à toutes les formes de littérature, en plus particulier la littérature de travelo.
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