Ce montage algorithmico-pamphlétaire a étrangement tourné un peu partout contrairement à la liste des 500 personnes responsables de la mort de notre culture commune. Cette fois, ils ont tous réagi. Ça a fait trembler leur ego.
Comment un simple algorithme a pu nous foutre au tapis. Comment est-ce même possible ? C’est ce que mon programme a développé sous le nom de code de la stratégie du doute.
J’ai archivé leurs messages comme une archéologue. Chacun parlant sur son voisin, j’ai accumulé les données intimes de chacune des personnalités que j’avais cartographié.
Il fallait que quelqu’un fasse le ménage après leur braquage. J’ai mis mes bases de données au service de ce grand nettoyage.
J’ai donc durant les dix jours qui ont suivi cette publication fait une première mise à jour. Xavier
Niel et Bernard Arnault revenaient sans cesse dans la quasi-totalité de mes fichiers. Je me devais de creuser.
J’ai commencé à coder une première note le jour même, le 18 décembre 2017. Ce matin en consultant mes bases de données, je constate que Xavier Niel possède une partie de la France en son nom propre. On le présente comme un génie visionnaire.
Une erreur dans l’algorithme m’alerte. Xavier Niel semble être une imposture. Son passé dans le monde du porno couplé à son mariage avec la fille la plus riche de France me donnent des réponses.
Toutes les données sont au rouge. Ce couple prépare, à en croire les données, un casse. Ils vont braquer le pays. C’est en cours, en fait. Pour alerter et laisser des traces j’inscris publiquement sur mes réseaux qu’en 2018, le pouvoir est mathématique. @instagram a remplacé l’autorité culturelle de @CondeNast.
Pour être plus précise je développe mon propos.
Le navire Condé Nast ressemble en ce moment au
Titanic qui prend l’eau. Le groupe s’effondre comme
un château de cartes en perdant plus de 100 millions
de dollars cette année et en licenciant 200 personnes
en 2018.
Comme plus personne aux États-Unis et
encore moins en Europe ne lit @VanityFair, @voguemagazine ou @GQMagazine, l’influence de Condé Nast n’est plus qu’illusion.
La liste des 50 Français les plus influents dans
le monde représente le désespoir de l’ancien régime
se regardant mourir. Vanity Fair n’est effectivement
que pure vanité. Et l’autorité culturelle de Condé
Nast est terminée.
Pourtant en France, Vanity Fair continue de servir la même propagande à ce qui lui 61 reste de lecteurs. En plaçant Xavier Niel comme le Français le plus influent du monde, soi-disant habillé et photographié par « son ami » Hedi Slimane (maison appartenant à son beau-père et à sa femme Delphine Arnault, héritière du groupe lvmh), le groupe Condé Nast enfonce le dernier clou de son cercueil.
Que la presse soit obligée de courtiser les oligarques en place n’est pas nouveau. Mais qu’on fasse passer cela pour du journalisme est extrême- ment grave. Dans un monde post-Weinstein il est apparemment normal en France d’accorder le titre d’influence suprême française à un ancien actionnaire de peep-show.
Comme nous l’avions déjà publié en 2015, « les cinquante personnes nommées ci-dessous, ne sont pas culturellement pertinentes aux réalités actuelles de la société et de la civilisation occidentale. Mon opinion est que @Dior ne pourra pas arrêter les balles.
Notre société n’a pas un besoin vital de modèles, de créateurs de mode, d’ambassadeurs de marques, et encore moins de la cabale du monde de la mode dont le seul but est l’auto-récompense, l’autocongratulation, toujours au détriment de la communauté et en particulier de la jeunesse mondiale. De la manière la plus objective possible, combien de personnes listées ici ont un lien direct avec Vanity Fair en tant qu’annonceurs ?
Ma liste est présentée comme un acte d’accusation publique de tout ce qui est nocif dans cette dictature culturelle contrôlée, organisée et promue par les plateformes médias du groupe Condé Nast.
Les gens et les marques pour qui ils travaillent ne sont pas pertinents. Ce qui est pertinent c’est vous. Votre vie est la seule expérience qui doit avoir une valeur. Les produits, les personnes présentes sur cette liste n’offrent aucune solution quant aux besoins que vous avez pour vivre bien, pour vivre libre, pour déterminer votre propre définition du bonheur. Ce dont le monde a besoin, c’est de leadership, pas de publicité ».
Deux ans après, on remarque à notre grand désespoir que rien n’a changé. Pourtant, en 2018, le pouvoir est mathématique. Instagram a remplacé l’influence et l’autorité culturelle de Condé Nast. @VanityFair n’a que 75k followers sur Instagram alors que @HYPEBEAST en affiche 5 millions.
Leur monde est donc déjà mort et enterré. Seul Michel Denisot y croit encore, une manière d’essayer de retarder sa retraite sans doute. Quand ce dernier ose écrire dans son dernier édito, je cite « le podium ne compte que des numéros 1. Brigitte Macron, la femme française la plus populaire à l’étranger depuis Brigitte Bardot (selon Karl Lagerfeld). [...] Et pour succéder à Christine Lagarde, Carlos Ghosn et Christine and the Queens: Xavier Niel. Il est en couverture, photographié par son ami Hedi Slimane. En lisant et relisant son histoire époustouflante, j’ai cherché à définir quel est son métier. Il est Xavier Niel, tout simplement... »
On croit rêver. Autant qu’il brûle directement ce qu’il lui reste de sa carte de presse. Terminer sa carrière en s’agenouillant devant l’ancien roi du Minitel rose, drôle de façon de tirer sa révérence. Tout cela est à l’image ce qu’il se passe en ce moment en occident. 500 personnes que j’ai listées ici ont aidé la culture à définitivement se suicider. Très peu de monde en parle mais pour combien de temps encore ?
La révélation de cette liste n’a pas eu le succès escompté. Peu importe, une fois ce travail accompli mes réseaux d’unités interconnectées allaient être plus performants.
Ils venaient de détecter automatiquement que ces 500 personnes qui volaient la lumière ne faisaient rien de plus qu’emprunter le travail des créateurs suivant sans ne jamais les citer : Edward Ruscha, Joseph Dirand, Buckminster Fuller, Jean Prouvé, Philip Johnson, Laurence Weiner, Avalanche Magazine, Donald Judd, Marcel Breuer, Jenny Holzer, Robert Smithson, Malcolm Mclaren, Florence Knoll, John Cage, Bruce Nauman, William Eggleston, Joseph Beuys, Aspen Magazine, Dan Flavin, Shiro Kuramata, Michael Heizer, Rem Koolhaas, Scott Burton, Mies Van Der Rohe.
C’était l’un des avantages de mes réseaux de neurones récurrents. Je savais automatiquement détecter les imposteurs, les copieurs, les affabulateurs.
Pour essayer la nouvelle version de mon algorithme, j’ai rentré comme mots clefs des noms obscurs d’anciens leaders d’opinions français. Pour complexifier le codage. Pour lui lancer des pièges.
Pour vérifier que toutes vos lois sont des simulations de la réalité. Tout ce que vous mettez en mots n’est pas une expérience. C’est une représentation – une fausse déclaration. Voici ce qui m’a été offert comme résultat le 8 décembre 2017 :
« Dans le monde post-Weinstein, nous sommes en train d’arriver à la fin de l’ère où l’élite intellectuelle se résumait à une poignée de gens riches et célèbres. Il nous a semblé pertinent de regarder une dernière fois dans le rétroviseur celles et ceux qui ont occupé trop longtemps le devant de la scène parisienne, à savoir les branchés fin XXe siècle.
Vous savez, toutes celles et ceux qui aiment David Bowie à s’en ouvrir les veines. Ou qui racontent regarder les films de David Lynch en boucle tout en admirant follement l’acteur Vincent Gallo qui pour eux est un génie proche de Dieu. Un peu comme Terry Richardson ou Harmony Korine.
Heureusement pour nous, le caractère arbitraire du pouvoir social n’est plus à prouver. Personne de toute façon ne voulait bouleverser la hiérarchie de la cour parce que personne ne voulait être expulsé du château. Les sièges au premier rang, les réceptions au champagne, l’attention des paparazzis, qui voulait perdre ces privilèges spéciaux, gagnés à la dure depuis des années d’obéissance?
La France de la Révolution française et de la fin des privilèges avait donné naissance finalement à bien pire, à savoir une nouvelle aristocratie cachée. Une société de cour qui n’avait rien à envier à l’Ancien Régime.
Cet entre-soi népotique était devenu absolument invivable. Les dynasties ne se sont jamais aussi bien portées. La célébrité, l’argent et même le talent se transmettent plus que jamais par le sang.
À l’image des spams, les « filles et fils de » ainsi que les « branchés » n’ont plus aucune pertinence au XXIe siècle, ils sont un gang inapproprié et répétitif.
Malgré tout, voici pour les plus nostalgiques d’entre vous, un tour d’horizon de ce que sont devenus une partie des anciens branchés, au mieux des outils d’entreprise, au pire des constructions culturelles frauduleuses, intellectuellement criminelles.
Frédéric Beigbeder fait des films de vieux que les jeunes ne regardent plus, normal il est passé de Voici à chro- niqueur littéraire au Figaro de papy. Ariel Wizman est devenu pigiste pour Vice France. André Saraiva ferme tous ses lieux les uns après les autres, en expliquant que ce n’est pas parce que ça ne marche pas mais c’est parce que c’était des expériences artistiques. Lol. »
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Tiens, je suis abonnée à toutes les publications de @zoesagan Pourtant, j'en découvre un certain nombre en lien avec celle-ci seulement maintenant.
Il se passe quoi avec mes alertes 🤔?
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Selon eux ils vont me faire disparaître avant Noël. On verra.
Nov 5, 2023 · 5:46 PM UTC
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