Ce n’est pas parce que je ne parle plus de Brigitte M, que je ne termine pas sa première biographie non autorisée. J’en rêve même dans mon sommeil.
La nuit dernière, c’était le souvenir de sa fuite programmée vers la Lanterne en hélicoptère, alors que les gilets jaunes marchaient vers l’Elysée, tout en orchestrant son suicide à la Cléopâtre par l’injection de trois doses Pfizer, en moins de 5 minutes.
L’hélico était dans le jardin de l’Elysée, le plateau avec les trois seringues sur le lit à baldaquin orné de serpents sculptés dans sa chambre de la Lanterne.
Brigitte corsetée dans son gilet pare-balles était d’un calme olympien comme si elle s’était préparée toute sa vie à ce final.
Il y avait pourtant des hordes de gilets jaunes qui remontaient le Faubourg. Mais elle n’était inquiète que d’une seule chose, les tempes d’Emmanuel qui ont blanchi ce jour-là. Et puis je me suis réveillée en nage.
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