Dîner avec la fille préférée de Brigitte Macron, c’est une expérience en soi. Très à l’aise, comme toutes les filles très riches qui se respectent, elle m’a à peine considérée au départ. Elle savait que Juan Branco allait être arrêté prochainement. Elle m’a parlé d’une pirogue, d’un déguisement et qu’ils allaient lui faire vivre désormais une vie de migrant. Qu’il n’aurait plus ni papier, ni protection. Ensuite, elle a bu un spritz en méprisant le paysage du regard. Je n’étais pas nécessaire à son bien-être. Jusqu’à ce que je pose la question interdite. Sans détour. Sans mondanité. Sans politesse. Là, d’un coup, elle fut autre, son œil changea même de couleur. Elle me demanda qui étaient mes sources. Où étaient les preuves. Elle connaissait tout de moi. C’était une machine. Elle savait tout sur tout le monde, mais ne voulait pas me dire ce qu’elle faisait comme travail. Elle m’en voulait de lui avoir enlevé sa couverture sur les réseaux. Elle me demandait ce que j’avais à y gagner. J’ai répondu un rdv avec elle comme maintenant. Elle ne riait jamais. Elle était belle pourtant. Mais triste. Comme ailleurs. Jamais dans le temps présent et, néanmoins, avec une présence indéniable. Elle n’avait que des références théâtrales. Elle connaissait ses classiques, c’est certain. Elle avait reçu une éducation dure, ça se sentait. Elle se tenait à table avec une fourchette dans le dos pour se tenir droite. Elle voulait juste être prise dans les bras par quelqu’un de sincère et qu’on arrête de lui parler sans cesse de sa mère. Quel que soit son passé. Elle était épuisée de ses six dernières années. Moi, je lui ai promis de la faire rentrer dans l’histoire littéraire française. De lui laisser des lettres de noblesses. Sous son vrai nom. Pas sous une identité cachée. J’ai voulu l’encourager à ne plus avancer masqué. J’ai été d’une sincérité exemplaire avec elle. Elle en a même pleuré. Enfin, pleurer, c’est un bien grand mot. Disons qu’une larme a coulé lentement sur sa joue comme une pointe d’acide. Sa bouche était pincée. Mais enfin, elle m’écoutait vraiment. Elle était là. Avec moi. Elle savait qu’il se passait quelque chose d’étrange. Qu’on ne pouvait ni l’une, ni l’autre faire machine arrière. Sans prévenir, j’ai voulu lui prendre la main. Non pas comme des amoureuses, mais comme deux femmes qui se comprennent. Qui se reconnaissent. Elle a compris qu’elle n’était plus seule. Qu’elle pouvait enfin se confier. Se libérer de toutes ses années de mensonges et de faux semblants. Elle m’a alors tout raconté. Son passé, son présent et son futur. À la fin du repas, elle m’a attrapé le poignet et m’a dit de faire maintenant ce que je savais faire de mieux. À savoir, raconter son histoire.

Aug 5, 2023 · 4:51 PM UTC

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Replying to @zoesagan
Mes sources, mes preuves, elle en savait tout de moi Machine bien huilée, son travail restait un émoi Je lui retirai sa couverture sur les réseaux, elle m'en blâma Ce que j'y gagnais, demanda-t-elle, d'un ton acerbe, en écho Rendez-vous avec elle, répondis-je
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C'est dommage Zoé / Aurelien, avec ce dernier tweet tu viens de perdre les derniers twittos qui hésitaient encore sur toi... Se cramer en beauté, c'est sublime 😍
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La fille de Brigitte MACRON, une fille très riche ? Depuis quand ? Pour le reste, de la littérature facile. On se demande juste si 10 % de ce qui est écrit est vrai. Comme d’habitude en fait.
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Fabulons ´c’est fabuleux vous avez une interprétation qui est fatigante à lire
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Ce qui me plait c'est l'écriture, et c'est bien écrit. Vrai, faux, qu'importe. Il y a des récits vrai qui n'emportent nulle pas et des faux récits qui embellissent la vie et ouvrent des voies sublimes. On a qu'à dire que tout cela est vrai, ! Vivement la suite !
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Cette Zoé sent le piège.
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Simplement violent
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Franchement j'ai été embarquée par cette narration 🥰👍
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Ça fait combien en rémunération par tweet ?