Cet après-midi, je suis allée voir le film
#SoundOfFreedom au Guzzo à Longueuil.
Je vous partage mon appréciation.
Premièrement, je n'ai jamais pleuré au cinéma. Mon truc? Ne pas cligner des yeux pendant plusieurs minutes si nécessaire. Dans ce film, j'ai pleuré 3 fois... Impossible de retenir mes larmes cette fois.
Parce que les scènes sont trop graphiques?
Absolument pas. La réalisation est sobre. C'est le sujet qui est insupportable.
Si vous avez vu ma montée de lait concernant l'ignoble article des décrypteurs sur Radio-Canada cette semaine, je poursuivrais ici en disant qu'il devrait être considéré comme criminel écrire un article qui met l'accent sur les micro-détails vrais ou romancés, et qui fait des rapprochements 100% non-fondés avec le mouvement QAnon - largement ridiculisé dans les médias de masse - afin de déscréditer ce film qui veut, dans un profond élan du coeur senti, apporter les masses à se sensibiliser sur l'effroyable expansion de la pédophilie et du trafic humain.
Parce que, je le demande, quel danger y a-t-il à prendre ce fléau au sérieux?
Comme le dit le personnage de Tim Ballard dans le film, joué magnifiquement par Jim Caviezel (je paraphrase): «Personne ne veut parler de cet horrible sujet dans une petite conversation polie...» C'est beaucoup plus facile fermer les yeux, continuer sa belle p'tite vie et ne pas toucher à la vertigineuse impuissance que cela nous fait vivre quand on prend conscience du problème.
Et l'impuissance termine quand, en tant que société, on accepte tous de discuter ouvertement d'un problème, et de prendre position. Qui protègera les enfants dans notre société si ce n'est pas nous, les adultes? Ceci implique une prise de conscience collective.
Parce que 5000% d'augmentation de la consommation de la pédo-pornographie dans les dernières années est une statistique qui donne des haut-le-coeurs. C'est la banalisation de la pédocriminalité et l'hypersexualisation constante des mineurs qui se traduisent en chiffre aussi alarmant. Et c'est de ÇA que devraient parler les médias de masse. Pas des étiquettes qui ne servent qu'à verrouiller la discussion comme «théories du complot», «QAnon», «adeptes» ou «extrême-droite».
Ce film est superbement casté, très bien réalisé, la photographie est sublime, et TOUT LE MONDE devrait le voir.
Il ne sera pas longtemps à l'affiche alors, ne tardez pas.
Mission Impossible peut attendre!